Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Résonnances.... Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Résonnances.... Afficher tous les articles

mardi 10 avril 2012

En 1881 déjà...

Révolution sociale

Voyant ce colosse apparaître,
Les gros bonnets, les parvenus,
Les empanachés et le prêtre
Tremblent tous ; les temps sont venus !

L’œil plein d’éclairs et les bras nus,
Le travail n’agit pas en traître :
Il opère en chiffres connus
Et va s’organiser sans maître !

Il dit : « Sur le globe et ses fruits,
« Sur l’outillage et les produits
« Vous faisiez main basse ; il faut rendre !

« ― Ainsi tu viens, spectre fatal,
« Pour partager le capital ?
« ― Partager ?… Non ! mais tout reprendre ! »

Eugène Pottier Manchester, 1881

dimanche 11 mars 2012

N'en déplaise aux chiennes de garde !

 Je pose ici ce texte de François Morel (voir lien ci-dessous) entendu l'autre matin sur France Inter.  Petit bijou ciselé d'humour et de vérités...

Merci Monsieur !


François Morel - Mademoiselle est Morte,
 HYPERLINK "http://www.franceinter.fr/video-mademoiselle-se-meurt"http://www.franceinter.fr/video-mademoiselle-se-meurt

Mademoiselle se meurt, mademoiselle est morte.
On ne la reverra plus, les féministes l'ont tuée.
Petit à petit elle va disparaître à jamais de tous les documents administratifs, quand seront épuisés les formulaires et ceux qui les remplissent.

Féministes, vous avez gagné la partie pas celle de l'égalité des salaires entre femmes et hommes non, plus compliquée à conquérir sans doute, mais autrement plus passionnante, mais celle de la discrimination supposée qui consiste à préciser qu'une femme est mariée ou non, qu'elle est pour pour l'Administration Madame ou Mademoiselle.

Les hommes ne sont jamais appelés des damoiseaux. L'usage n'a pas voulu garder pour les hommes un mot qui aurait spécifié s'ils étaient mariés ou pas.
Monsieur, marié ou célibataire, reste Monsieur, au moins sur les papiers officiels.
Dans la vie, on vous salue d'un « bonjour jeune homme » chez la boulangère, le buraliste ou la marchande de fleurs. Un jour il n'y a plus que la boulangère myope ou complaisante qui continue malgré l'évidence et les ravages du temps de vous appeler jeune homme. Un jour la boulangère tanive de la région de Biarritz s'installe sur la côte atlantique avec son mari, et pour tout le monde vous êtes définitivement devenu Monsieur.
Damoiseau était une nuance du Français qui depuis longtemps a disparu.
Demoiselle est une nuance du Français qui un jour prochain disparaitra.

Vous n'aimez pas les nuances ?
S'il avait fallu à tout prix supprimer un mot, il aurait mieux valu effacer Madame.
En gardant Madame vous sous-entendez que la normalité c'est la femme établie, installée, mariée.
Ne voyez-vous pas le ridicule qui consiste à désigner Madame Jenniffer Migeot, qui, à 14 ans, vient faire la demande de son premier passeport pour partir à New-York avec ses cousins ?
Ne voyez-vous pas la bêtise qui permet au secrétaire de mairie d'appeler Madame la jeune Adèle Noblet qui, à 13 ans et demi, vient chercher une carte lui permettant d'obtenir des réductions pour la bibliothèque et la piscine ?

Que les femmes, toute la vie, restent des Demoiselle.
Que jamais elles ne deviennent des Madame.
Mademoiselle Micheline Presle, Mademoiselle Jeanne Moreau, Mademoiselle Danielle Darrieux, Mademoiselle Juliette Greco, dites-moi que j'ai raison.
Parce que Mademoiselle c'est la gaité, c'est la jeunesse, c'est l'insouciance, crinoline et balancoire, promesses et roses du printemps, robes fleuries et airs du faubourg, serments d'amour, joues roses et regards intimidés.
Mademoiselle c'est l'audace et la fragilité, c'est le courage et la vertu, la transparence et les secrets du coeur.

Madame c'est l'appartement, la maison de campagne, les manteaux, les bijoux, les traites, les amants, Madame c'est l'ennui, c'est le renoncement.
Franchement, vous voudriez refaire votre vie avec Mam'zelle Clio ou avec Madame Figaro ?
Que les femmes jamais ne deviennent des Madame.
Que les Mademoiselles continuent d'éclaircir nos jours, d'illuminer nos nuits.
Mademoiselle s'il vous plait, n'écoutes-pas les sirènes de la triste normativité, du conformisme austère, restez légère, imprévisible et désinvolte, ne mourez pas.

samedi 31 décembre 2011

Tri Martolod

Parce que la Bretagne me manque,
Parce qu'en ce dernier jour de 2011 faut bien ça pour conjurer le sort,
Parce que j'aime !

Tout simplement :)


jeudi 29 décembre 2011

samedi 8 octobre 2011

vendredi 8 juillet 2011

Sagesse


Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.


Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.


Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur,
la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.


Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.


Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.


Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.


Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac et crier:
"Oui!" au disque argenté de la lune.


Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.


Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.


Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides."




Oriah Mountain Dreamer (Sage Indien)

dimanche 19 juin 2011

Renaissance ?

Parfois le net nous offre des choses étonnantes, découverte d'artistes épatants, quand la poésie du trait se fait rêverie.

Je ne retrouve plus le nom de l'artiste (il me pardonnera, j'espère)

Alors en partage, cher lecteur, voici le lien vers son univers :)

lundi 30 mai 2011

Des Hommes







Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtiles
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.
J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.
A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre?
Chantez en coeur avec moi:
Savoir? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots?
Et que dit l'eau du rocher?
Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer

Antonio Machado